jeudi 27 février 2014

Béla Tarr -



"Prologue" : Une vision de l'Europe proposée par l'artiste et réalisée en 2004


Je ne connaissais pas cet artiste.

C'est grâce à une conférence sur l'art contemporain il y a quelques jours que j'ai découvert ce cinéaste hongrois.

Titre de la conférence :

"Béla Tarr ou le temps différé"

Les extraits de films m'ont permis d'appréhender son travail.

Cadrages, composition de l'image, valeur des travellings et longueur des plans participent à une esthétique de la lenteur, violente et paradoxalement profondément poétique et humaine.

A l'issue de la conférence, la discussion fut polémique.

Malaise de certains devant les situations "insupportablement" ou "gratuitement" (pour eux !) longues et appuyées.

L'art contemporain dérange souvent, et ici, puisqu'il s'agit de films, le temps dans toute sa lente pesanteur est une "arme" puissante, perturbante. Si l'on veut regarder l'œuvre, il est incontournable de rentrer dans cet espace-temps, composante forte du projet de l'artiste. 

De son travail ressort aussi une profonde humanité. Des "gueules" -souvent des hommes- en marche vers une quête, un avenir. Des silhouettes humbles, marquées, figées dans une attente.

Le désespoir, la barbarie et la poésie rédemptrice qui surgit quand on ne l'attend plus.



 Bela Tarr : "Damnation" (extrait) réalisé en 1988


J'aime.





lundi 20 janvier 2014

Petit matin d'hiver

J'avais tout d'abord invité Claude Monet ses ciels légers et sa transparence de l'air
 




Puis j'ai souhaité avoir  Delacroix avec ses ors poudrés pour iriser l'estran

 
J'ai aussi pensé à Braque et ses falaises sombres...





Finalement, c'est Whistler qui est venu avec toute la douceur de ses bleus

 
 
 
C'était ce matin au lever du jour sur l'estran
 
 
 
 
  
 
Une certaine conception du luxe !