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dimanche 7 novembre 2010

Kiss the past hello


Il y a quelques jours, au musée d'Art Moderne, Paris...
Après avoir déambulé parmi les anecdotiques travaux de Basquiat qui, curieusement déplacent des foules émerveillées, j'atterris vite au-dessus dans l'expo du photographe Larry Clark.
"Kiss the past hello " s'amuse avec l'expression anglaise "Kiss the past goodbye" Qui peut se traduire par : "faisons table rase du passé".



photo trouvée sur le site de Paris Match :

Le photographe est interviewé ici devant une partie de l'exposition : punk Picasso.

Un regard sur les kids de Tulsa en Oklaoma : sexe, drogue et violence, toute une jeunesse dérivant dans une société américaine qui s'accroche à des valeurs dépassées, impuissante devant ses propres enfants.

« Lorsque dans les années 60, j'ai commencé à prendre des photos des gens autour de moi, je me fabriquais ma propre mythologie, mon propre univers.
Il s'agissait déjà d'un mélange entre réalité et fiction, entre ce que je voyais devant moi et ce que je voulais formuler à partir de cette réalité. »

Tulsa and Teenage lust : 1971













Larry Clark : 1992





Voici une video "Kids" réalisée par Larry Clark. Elle ne figure pas dans l'exposition. Je ne sais malheureusement pas de quand elle est datée, mais elle est bien ultérieure à "Tulsa". Epoque qui à la fois rappelle "Punk Picasso" en 1991 et Jonathan Velasquez 2003 ... difficile dans ces conditions de dater... Musique de Archive, titre : "Get out"
La violence, la tendresse, les désespoir, l'errance, les errances..... et puis quelque chose d'animal, je trouve .

Kids larry clark clip
envoyé par canabitch. - Films courts et animations.

Oui mais voilà, l'exposition "Kiss the past hello !" au Musée d'Art Moderne est interdite aux moins de 18 ans. Une censure émanant de la Ville de Paris au nom de la protection des mineurs (loi du 5 mars 2007) qui est lourde de conséquences.

Quelles conséquences aura cette autocensure ?
Cette autocensure ou censure préalable est inquiétante. Jusqu'à présent, le musée est une zone sanctuarisée ouverte à tous où chacun peut juger de la détermination de l'artiste et des aspects qu'elle prend dans son oeuvre.
A l'avenir, les programmateurs les commissaires d'expositions, vont, avec ce signal officiel, soit préventivement ne plus exposer des oeuvres « à caractères sexuels » (où cela va t-il commencer ? ), soit distribuer à tout va des cartons d'interdictions.
Du côté des artistes, les protestations commencent à affluer, avec notamment un communiqué
signé de professionnels de l'art contemporain.
« A l'avenir », a dit Christophe Girard (adjoint à la Culture,à la Ville de Paris) sur de multiples médias et lors d'un débat
, « il faut se battre pour modifier la loi de 2007. Puisque la loi est devenue très sévère, soyons radicaux ! »
Propos de Louis Mesplé recueillis sur "Rue 89"


Laissons les derniers mots à Larry Clark interrogé par "Beaux Arts Magazine" (novembre 2010) :
"D'abord je n'y ai pas cru ! Qu'une chose pareille puisse se produire en France me semblait impensable.maintenant je comprends que vous êtes en train de vivre un moment de répression et de régression très dur, comme on a pu le vivre aux Etats-Unis. L'ironie c'est que ma précédente rétrospective à New-York n'était précédée d'aucun avertissement et n'a pas déclenché la moindre polémique. (...) Il y a quelque chose d'infiniment hypocrite et irrationnel dans cette manière d'infantiliser le public. Par ailleurs, comment peut-on à la fois inviter un artiste en connaissance et de cause et à la fois vouloir occulter son travail ? C'est choquant et blessant pour tous ces adolescents, c'est une insulte à leur intelligence, à leur liberté, à leur capacité de juger. En fait, l'exposition devrait plutôt être interdite aux adultes, à tous ces gens qui portent un regard pornographique sur la jeunesse et sa sexualité."

jeudi 8 octobre 2009

Irving Penn

Irving Penn s'est éteint à New-York, mercredi dernier.

"J'ai l'habitude de ne pas vouloir m'exprimer à propos de mes idées et de mes vues personnelles. Mon travail, c'est moi, pour le meilleur ou pour le pire."
Il a travaillé pour "Vogue" et "Harper's Bazaar", photographié les collections Dior et Balenciaga, mais aussi les mégots de la Cinquième Avenue, les bouchers de Paris et les tribus de Papouasie.
Il s'est affirmé dans la photographie de mode en 1950 en se démarquant par des lignes graphiques, pures et constrastées.
Les photos :
S'il fallait n'en retenir qu'une, ce soir pour mon blog, je choisirais celle-là. Cette photo me touche beaucoup. Elle raconte une histoire : c'est l'histoire d'une femme... et d'un homme qui...



Un café à Lima .